C.Bechstein Mod. L
« Une chance que d'avoir le privilège de travailler sur cet instrument »
« Instrument particulier, sur lequel des pianistes illustres tels que Wilhelm Kempff ou Martha Argerich ont joué et travaillé »
« Les marteaux que j'avais changés il y a quelques années avaient besoin d'un service, j'en ai profité également pour refaire tous les feutres du clavier »
« Le réglage complet du mécanisme et une bonne harmonisation lui ont rendu toutes ses couleurs »
Ponçage des têtes de marteaux
A force de frapper contre le cordage, les feutres des têtes de marteaux s'usent.
Il se crée alors un tassement important ainsi que se creusent des sillons.
Ces deux phénomènes altèrent le son, certaines notes sonneront trop douce, d'autres trop forte.
L'instrument devient irrégulier au niveau du timbre et du son.
C.Bechstein
Histoire & Tradition
A l'âge de 22 ans, Carl Bechstein est nommé chef de l'atelier de Gottfried Perau, facteur de pianos fameusement renommé dans Berlin.
Il quitte ce poste peu après et part à Londres ainsi qu'à Paris, où il se perfectionne auprès de deux autres grands facteurs de pianos :
Le génial Jean-Henri Pape et Jean-Georges Kriegelstein, facteur de pianos passionné et inventif.
Il admire à Paris les innovations de Sébastien Erard, célèbre marque française, et fréquente la salle Érard qui est alors un haut lieu de la vie culturelle parisienne.
Revenu à Berlin en 1852, Carl Bechstein devient gérant de la manufacture Perau mais retourne à Paris dès l’année suivante pour diriger l’entreprise Kriegelstein. Il n’y reste toutefois que quelques mois
Carl Bechstein décide de s’installer définitivement à Berlin. Il travaille à nouveau chez Perau, dont les ateliers se trouvent au numéro 56 de la Behrenstrasse. Le patron ayant mis à sa disposition l’étage supérieur de la manufacture, Bechstein y fabrique ses propres pianos à partir du 1er octobre 1853, tout en continuant à diriger les ateliers Perau.
Son savoir-faire et ses capacités d'écoute lui permettent de concrétiser les rêves et souhaits des musiciens de l'époque.
Carl Bechstein se focalise sur la fabrication de pianos capable de résister aux grandes exigences imposées par les virtuoses comme Franz Liszt par exemple, tout en produisant un son riche et chaleureux typique des grandes fabrications de l'époque.
En l'espace de seulement six ans, il a atteint des sommets tels qu'il emploie maintenant 90 ouvriers et fabrique environ trois cent instruments par an, qu'il exporte en Amérique, en Asie, en Angleterre et en Russie
Feutres "Casimir" Renner de 1ère qualité
« Je choisi toujours la qualité.
Tout le monde y est gagnant sur le long terme »
« Que ce soit le temps que j'y consacre, ou le choix des matériaux, seul le meilleur résultat possible compte »
C.Bechstein à Berlin
Lors de l'Exposition universelle de Londres organisée en 1862, Carl Bechstein s'impose et remporte plusieurs médailles.
En 1870, avec le soutien d'admirateurs tels que Franz Liszt et Hans von Bülow, les pianos Bechstein se popularisent dans les salles de concert. En ce temps-là alors, trois sociétés dans la manufacture de pianos à notoriété mondiale sont reconnues :
Steinway & Sons, Blüthner et C.Bechstein
Carl Bechstein compte parmi ses clients des Cours royales et impériales, de grands conservatoires et des organisateurs de concerts. Son renom considérable contribue à dynamiser les ventes.
En 1880, une seconde usine ouvre à Berlin, et la troisième est inaugurée en 1897.
En 1885, Bechstein fournit pour la première fois un piano pour Victoria du Royaume-Uni. Un piano décoré est livré au Buckingham Palace. D'autres instruments seront livrés au Windsor Castle et résidences royales.
Bechstein ouvre ainsi une première boutique à Londres, puis dans d'autres villes comme Paris et Saint-Pétersbourg.
L'année suivante, la société devient l'une des seule au monde à être labellisé comme fournisseur de la Reine.
" C.Bechstein, c'est l'accomplissement de la main et de l'oreille "
" Je confie à mes amis mon enthousiasme
pour les merveilleux pianos C.Bechstein "
C.Bechstein Mod. B
« Un autre très bel instrument ! »
« Steinway & Sons, Bösendorfer, C.Bechstein ou Blüthner,
j'aime la riche palette harmonique de ces marques. »
« Retrouver les caractéristiques du timbre, redonner élégance et expression à l'équilibre des registres de ces manufactures de grande qualité, c'est à chaque fois un défi. »
« Le réglage complet du mécanisme et une bonne harmonisation lui ont rendu toutes ses couleurs de son
à la grande satisfaction de sa propriétaire, pianiste. »
Encollage d'un jeu de têtes neuves, 1ère qualité allemande
L'usure des feutres des têtes de marteau
était telle qu'elles n'étaient plus récupérables.
Après avoir apprécié l'instrument, j'ai établi un devis complet
pour la remise en état sur ce magnifique instrument C.Bechstein de modèle B-203
" Sur les pianos droits, comme sur le piano à queue,
le marteau est d'une importance capitale,
participant en grande partie à l'âme sonore de l'instrument."
" Lorsqu'il n'est plus possible de poncer de façon adéquate la tête de marteau
- par manque de feutre ou par impossibilité de redonner la former correcte -
ou si le feutre est trop vieux, tassé, la texture de la laine trop vieille,
il y a lieu de les changer. "
Le plaisir du travail bien fait
" La pose de feutres neufs sur un instrument lui conférera un son plus ample,
plus chaleureux c'est une évidence. "
" Un réglage précis du mécanisme ainsi qu'une bonne harmonisation compléteront le travail, afin de pouvoir l'apprécier pleinement."
C.Bechstein Mod. A 190
« Sur celui-ci, j'ai changé les manches et les rouleaux, en plus de têtes de marteaux »
Vu le haut niveau technique de cette cliente pianiste, pour moi il était clair
qu'en partant avec tout du neuf en première qualité allemande, c'était ce qu'on pouvait faire de mieux
pour ce magnifique instrument auquel elle tenait beaucoup.
Après avoir reçu mon devis où tout était clairement détaillé,
cette cliente m'a fait confiance et donné son accord pour commencer les travaux.
La qualité et la patience, pour le meilleur résultat.
" Le métier de facteur de piano, c'est un métier qui peut paraître un peu mystérieux"
" Il est difficile parfois d'avoir le bon recul pour apprécier son travail, il faut savoir développer son sens critique.
Il faut rester à l'écoute du client ou de l'artiste, réfléchir comment améliorer ça, comment atténuer ceci au mieux s'il s'agit d'un défaut qu'on ne pourra pas modifier ou pas rattraper, par exemple sur un vieil instrument, tout ceci en respectant la ligne de la marque de l'instrument, le son et le timbre. "
Steinway & Sons K132
Ici, c'est un travail similaire que j'ai réalisé pour une pianiste, à sa grande satisfaction